News

Assises de la jeunesse sur le climat : les jeunes Congolais appelés à défendre les intérêts du pays dans les négociations climatiques.

À l’approche des prochaines conférences internationales sur le climat, les Assises du Mouvement des jeunes écolos (MJEC) sur les négociations climatiques et les opportunités du marché carbone ont réuni plusieurs jeunes Congolais autour des enjeux environnementaux et économiques liés au climat.

 

Objectif :

Préparer une nouvelle génération capable de défendre les intérêts du Congo dans les futures COP et saisir les opportunités offertes par le marché carbone.

Organisées dans un contexte marqué par la montée des préoccupations environnementales à l’échelle mondiale, les Assises de la jeunesse sur les négociations climatiques visent à renforcer les capacités des jeunes Congolais sur les mécanismes de défense climatique et les opportunités économiques du marché carbone.

Le président de ces assises, Espanish Motondo, a expliqué que cette rencontre permet avant tout aux jeunes de faire le bilan du parcours du Congo dans les négociations climatiques internationales, de la COP 1 jusqu’à la COP 30, afin de mieux préparer leur participation aux prochaines échéances, notamment la COP 31 prévue en novembre.

Selon lui, cette initiative intervient également dans la perspective des grands rendez-vous climatiques que le continent africain accueillera dans les années à venir. Le Congo abritera notamment la Semaine africaine du climat en 2028, tandis que la COP 32 se tiendra en Afrique. « C’est un moyen pour les jeunes de se préparer, d’échanger et d’apprendre comment défendre les intérêts de leur pays dans les négociations climatiques », a-t-il souligné.

Le marché carbone présenté comme une alternative économique

Au-delà des questions diplomatiques et environnementales, les échanges ont également porté sur les opportunités économiques qu’offre aujourd’hui le marché carbone. Pour Espanish Motondo, cette filière représente une véritable alternative au pétrole et à certaines ressources naturelles traditionnelles.

Les organisateurs estiment que le développement de projets liés au carbone pourrait favoriser la création d’emplois pour les jeunes, notamment dans les secteurs du reboisement, de l’agriculture et de la préservation des écosystèmes.

 

Le projet “Jardin carbone de Ngamakala” au cœur des échanges

Parmi les initiatives présentées lors de ces assises figure le projet « Jardin carbone de Ngamakala », évoqué par le jeune Cyriel Mbiré. Ce dernier a indiqué que les travaux ont permis aux participants d’apprendre les mécanismes de négociation sur l’avenir climatique des États ainsi que les acteurs impliqués dans ces discussions internationales.

Il a également présenté ce projet environnemental axé sur la protection de la zone de tourbières de Ngamakala, située à quelques kilomètres de Brazzaville et aujourd’hui menacée. Selon Cyriel Mbiré, cette initiative prévoit la plantation d’environ 250 000 arbres afin de contribuer à la préservation de cet écosystème stratégique pour l’équilibre climatique.

Le jeune porteur de projet a insisté sur l’impact social de cette initiative, estimant qu’elle pourrait générer des emplois pour plusieurs catégories de jeunes, notamment les fleuristes, agriculteurs et autres acteurs engagés dans les activités environnementales.

« Défendre nous-mêmes nos intérêts »

Présent à ces assises, M. Matata a rappelé l’importance des questions climatiques pour le Congo, pays membre du bassin du Congo, considéré comme l’un des principaux poumons écologiques de la planète.

Selon lui, les émissions de gaz à effet de serre produites par les grandes industries mondiales obligent désormais les pays africains à mieux défendre leurs intérêts dans les négociations internationales. Il a ainsi encouragé les jeunes Congolais à se former davantage afin de participer activement à cette bataille climatique.

  1. Matata a également insisté sur les opportunités d’emplois liées à la lutte contre le changement climatique. Pour lui, les métiers du boisement, du reboisement et de la préservation des forêts représentent des secteurs d’avenir pour la jeunesse congolaise. « Il n’y a pas que les bureaux ou la fonction publique », a-t-il déclaré, appelant les jeunes à s’investir davantage dans les métiers verts et la protection des ressources forestières du pays.

 

Ame César SEHOSSOLO