Quand le feu de Pointe-Noire croise l’énergie d’Abidjan, ça fait des étincelles.
Pour le vivre, il fallait y être le 21 juillet, sur la scène de Kintélé, à l’occasion de la 12ᵉ édition du FESPAM, où MLG Mochristo et Serge Beynaud ont, tour à tour, électrisé la soirée… et scellé une envie de collaboration.
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Lundi 21 juillet 2025, deuxième journée du Festival Panafricain de Musique (FESPAM).
Direction Kintélé, au nord-est de Brazzaville, sur le site des Mille Logements — l’un des trois sites officiels de cette 12ᵉ édition —, devenu le théâtre d’une grande communion musicale.
Ce soir-là, quinze artistes sont programmés. Parmi eux : Sheryl GAMBO, Dalie DANDALA et MLG Mochristo, positionné juste avant la tête d’affiche de la soirée, l’Ivoirien Serge Beynaud, figure emblématique du coupé-décalé.
Il est entre 22h et 23h quand MLG Mochristo, enfant de Pointe-Noire, entre en scène. Dès les premières notes, il enchaîne ses titres cultes, devenus emblématiques pour un public conquis. Ses chorégraphies dynamiques, sa présence scénique, sa précision — tout est là. Le public est déjà debout, emporté.
Même Jules BÉCO, le manager de Serge Beynaud, est impressionné. La scène est chauffée à blanc, et le FESPAM tient là l’un de ses temps forts.
Un moment qui se prolonge jusque dans les loges, où MLG Mochristo croise Serge Beynaud. L’échange est simple, vrai, entre deux artistes aux univers différents mais aux énergies compatibles.
La discussion s’achève sur une envie commune : celle de collaborer sur un single.
Ce soir-là, le FESPAM n’a pas seulement offert un spectacle.
Il a créé une passerelle entre deux talents, deux parcours, deux continents d’une même Afrique musicale.
MLG Mochristo, enraciné dans la scène congolaise, et Serge Beynaud, ambassadeur du coupé-décalé, ont scellé un lien artistique que seul un événement comme le FESPAM pouvait provoquer.
Quand la musique rassemble, le reste suit. Et parfois, une simple rencontre en coulisses peut annoncer le début d’une collaboration mémorable.
Par Yann Orion
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