De la ferme à l’assiette : la 2e édition du Festival panafricain Gastro Festif
célèbre les saveurs d’Afrique
Brazzaville, capitale éphémère du goût
Saka-saka, poulet yassa, liboké… Autant de trésors culinaires venus des quatre coins du
continent ont régalé les papilles lors de la 2e édition du Festival panafricain Gastro Festif. En
ce mois de Septembre 2025, Brazzaville s’est transformée en capitale éphémère de la
gastronomie africaine, réunissant chefs, passionnés et amateurs de cuisine autour d’un même
idéal : valoriser le patrimoine culinaire du continent.
Des plats soumis à l’œil des maîtres
Tout au long du festival, des plats emblématiques ont défilé devant un jury de chefs
renommés. Leur mission ne se limitait pas à juger la créativité : ils ont également évalué la
valeur nutritive et l’équilibre des recettes proposées.
Pour Léonard Toundouka, président des cuisiniers et pâtissiers du Congo :
« Ce type d’événement peut aider les jeunes à apprendre les métiers de la gastronomie et leur
offrir des perspectives d’avenir. Il est aussi important que les parents soutiennent leurs
enfants dans cette voie. »
Entre tradition et symbolisme
Au-delà du cadre compétitif, certains participants ont choisi d’apporter une dimension
culturelle et identitaire. Sur l’île Mbamu, située au cœur du fleuve Congo entre Brazzaville et
Kinshasa, un groupe de cuisiniers a revisité le liboké : ce mets ancestral à base de poisson-
chat, délicatement enveloppé dans des feuilles de manioc. Ce plat, partagé depuis toujours par
les deux Congo, illustre la profondeur des liens culturels que la cuisine peut incarner.
Thème : « De la ferme à l’assiette »
Le fil conducteur de cette édition, « de la ferme à l’assiette », a mis en lumière les défis de la
chaîne alimentaire en Afrique. Si la gastronomie africaine est reconnue pour son raffinement
et sa diversité, les ingrédients qui la composent ne sont pas toujours disponibles localement.
Certains doivent être importés, ce qui alourdit les coûts et limite l’accès à une alimentation
saine.
Une restauratrice participante confie :
« Parfois, cuisiner un plat authentique revient beaucoup plus cher que prévu, car certains
produits doivent être importés. Mais cela ne nous empêche pas de continuer à innover. »
Un rendez-vous qui dépasse la gastronomie
Au programme figuraient aussi un carnaval gastronomique, des master class, des conférences
et des débats. Autant d’occasions d’échanger sur l’avenir de la gastronomie africaine et sur la
nécessité de mieux structurer les filières locales.
Plus qu’un simple festival culinaire, Gastro Festif se veut un espace de réflexion et de
valorisation. Entre pénurie et créativité, modernité et tradition, il rappelle que la cuisine africaine n’est pas seulement une affaire de goût : elle est mémoire, identité et promesse
d’avenir.
Ame Cesar SEHOSSOLO pour
le Mag de Asos.




