Entre Lille et Saint-Louis, entre rêves et horizons lointains, Marie-Louise a toujours suivi le souffle de la culture. Aujourd’hui, son parcours la conduit à Pointe-Noire, pour transformer sa passion en mission.
Née à Lille en 1998, Marie-Louise a grandi entre deux mondes : une mère normande, un père sénégalais de Saint-Louis. La culture a toujours été pour elle un vent à embrasser pleinement,
Un souffle qui a façonné sa curiosité et son ambition.
Apprendre, échanger, s’ouvrir.
En troisième année de sa licence d’espagnol, elle part un an en Erasmus à Salamanque,
en Espagne. Une immersion totale : la langue, les traditions, les rencontres — tout devient source d’apprentissage. « Cette expérience m’a permis de confirmer ma vocation dans la culture et les relations internationales », raconte-t-elle.
À son retour, elle effectue un stage à la Direction de la culture et des relations internationales de Dunkerque. Traduction, médiation culturelle, projets concrets : elle découvre le quotidien d’une professionnelle du secteur. Puis vient le Master Histoire et Valorisation Culturelle à l’International à Valenciennes, qui lui apporte les clés pour comprendre l’interculturalité, gérer des projets internationaux et approfondir la médiation culturelle.
Quand la mission devient expérience
Formée à la médiation culturelle et à la gestion de projets à l’international, Marie-Louise a toujours su que son avenir se jouerait au-delà des frontières. Ces compétences et cette passion l’ont naturellement conduite jusqu’à Pointe-Noire, où elle a rejoint l’Institut Français du Congo.Trois mois de rythmes et de rencontres, où la culture danse dans et autour de l’IFC de Pointe-Noire.
Chaque jour, elle explore la ville, s’imprègne de sa culture et rencontre la jeunesse congolaise, dynamique et inspirante. « Chaque matin, je découvre quelque chose de nouveau : la musique dans les rues, les saveurs locales, la vitalité des jeunes. C’est un vrai apprentissage de terrain », raconte-t-elle avec enthousiasme.
Cette mission de deux ans en qualité de chargée culturelle l’institut Français du Congo à Pointe-Noire, va lui permettre de développer de nouvelles compétences avec le public et les partenaires locaux, tout en consolidant celles qu’elle a déjà acquises, ajoute-t-elle, le sourire aux lèvres.
Marie-Louise : la culture comme fil conducteur
La culture est pour Marie-Louise un lieu de rencontres et de dialogues, capable de rapprocher les individus et de créer des passerelles entre les territoires. La médiation culturelle, à ses yeux, ne se limite pas à transmettre un savoir : elle ouvre les portes, suscite la curiosité et permet aux publics de s’approprier les œuvres.
Elle valorise les artistes, soutient les initiatives locales et cherche à rendre la culture à la fois exigeante, accessible et inclusive. Ses projets visent à favoriser la circulation des idées, des œuvres et des talents, tout en développant la coopération culturelle internationale.
Convaincue que la culture est un espace vivant et en mouvement, Marie-Louise croit que chaque rencontre, chaque œuvre et chaque initiative peuvent nourrir les imaginaires et rapprocher les horizons.
Les horizons qu’elle dessine
« Je veux continuer à faire circuler les œuvres, les idées et les artistes », confie Marie-Louise. Pour elle, la culture doit rester à la fois exigeante et accessible, capable de toucher tous les publics et de rapprocher les horizons. Elle ajoute : « Je souhaite approfondir la médiation culturelle et la coopération internationale pour soutenir la création contemporaine et renforcer les liens entre acteurs du secteur ». Chaque projet, chaque échange est pour elle une manière d’ouvrir des portes et de créer des ponts.
À plus long terme, elle ambitionne de participer à la mise en œuvre de politiques culturelles innovantes, qui permettent à la culture de rester ouverte, vivante et partagée, reflet d’une société diverse et créative.
Par Yann Orion
